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Il s’appelle Florent Belemyegré. Floby, c’est son nom d’artiste. Ce jeune au teint noir vient de faire une entrée fracassante dans l’univers musical burkinabè, avec son Album " Mam Sooré " (Mon destin). Mais avant la sortie de cet opus tant prisé, il a fait la scène lors de quelques manifestations musicales. On l’a ainsi vu lors du festival Jazz à Ouaga en avril dernier. Les mélomanes avaient bien apprécié sa voix suave et attendaient avec impatience la sortie de son album. Floby s’inscrit dans la rythmique de la musique métissée. Il a flirté d’abord avec le Rap, ce genre musical tant aimé par la jeunesse.
Floby n’a pas fait une intrusion dans l’univers musical. Dès le bas âge, à l’école au CE1 quand il était temps pour les séances des récitations et chants, le maître préférait qu’il chante à la place de la récitation. Son instituteur se plaisait à écouter sa voix mélodieuse. Un héritage de sang, pourrait-on tenter de dire, puisque sa grand-mère était griotte. C’est elle qui a donné les rudiments à son petit-fils à travers ses complaintes dans des funérailles et des retrouvailles de joie au village.
Floby possède un instrument puissant pour épater les amoureux de la belle mélodie : la suavité de sa voix et la maîtrise de sa langue maternelle, le moré. De Rosine à Sor zougou kamba en passant par Poug konre, les moréphones savourent sans modération les titres. Mais c’est en même temps une occasion pour ces mélomanes un moment de réflexion, tant les thèmes abordés suscitent l’intérêt général. Avec Floby, tout le monde y trouve son compte. Ceux qui veulent bien se trémousser et ceux qui veulent plonger en profondeur dans la méditation. Ses titres mélancoliques et sa voix langoureuse vous mettent en extase. Les sentimentaux, les nostalgiques qui se rappellent de leurs premières rencontres galantes ne se lasseront pas d’écouter Rosine, le premier titre de l’album. Il dépeint le chagrin sentimental que tout être éprouve pour l’âme chérie et les longues attentes qu’on vous fait subir. Ils sont nombreux les garçons que des Rosine ont fait attendre le long des nuits.
L’artiste étant le reflet du miroir de sa société, Floby, pour un premier coup, marque les esprits. Son équipe managériale n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Merveille Production, le label de son producteur, le Commandant Papus dit vouloir consacrer l’année 2006 et 2007 à l’album " Mam Sooré ". Pour cela, la promotion a déjà commencé par le biais des médias audio-visuel. Tout l’album, souligne Papus, sera " clipé ". Des tournées sont en vue à l’intérieur du pays. " Mam sooré " a bénéficié du concours de pas mal de requins de studio qui ont travaillé avec l’auteur pour sortir ce produit potable. Floby a pris de l’envol avec ses 12 titres qui semblent être le début d’un destin promoteur