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Incivisme ou manque de professionalisme ? Adja Divine paie le prix Incivisme ou manque de professionalisme ? Adja Divine paie le prix

L’artiste musicienne Adja Divine a éssué des traitements ihumain hier et a dû se tirer d’affaire grâce à l’intervention des sapeurs pompiers dans une affaire où il est accusée d’être une voleuse d’enfants par des populations prè de Ouaga 2000. Cette affaire a fait le chou gras des réseaux sociaux dans l’apès-midi. Pour tirer les choses aux claire, elle s’est expliquée à travers les médias notamment BF1. Nous vous proposons son récit sur cette odieuse affaire recueilli sur Facebook via Rumeur Au Faso(https://www.facebook.com/rumeursaufaso/posts/463505993993780:0).

"Je suis Diessongo Adjaratou [l’artiste Adja Divine], c’est moi qui ai été accusée cet mardi matin d’être l’auteur de vol d’enfant. Je suis venue pour parler et livrer ma version des faits. Je suis venue pour démentir ce que les gens ont dit sur moi. Moi je n’accuse pas la population, j’accuse la police nationale. « Je n’accuse pas la population. J’accuse la police nationale » Ce matin , je partais acheter du lait "cérélac" pour mon enfant de six mois. J’ai un enfant de six mois. Depuis que j’ai accouché, je n’ai pas mis mes pieds dehors puisque j’ai du subir une opération césarienne pour accoucher. L’assurance de ma voiture est périmée depuis le 5 et je n’ai pas pu en prendre une nouvelle. Ce mardi matin quand la bouillie de mon enfant est finie, il n’y avait pas quelqu’un que je pouvais envoyer pour acheter du lait pour mon enfant. C’est ainsi que j’ai démarré ma voiture pour aller , je loge au quartier" Nagrin". En cours de route, j’ai vu la police sur la route. Ils étaient arrêtés aux bord de la voie et ils arrêtaient des véhicules pour des contrôles. Quand j’ai les ai vu , je les ai contourné et j’ai emprunté une autre voie, une voie rouge pour aller acheter le lait de mon enfant. Arrivée devant la boutique de vente de lait, j’ai garé et je suis sortie de ma voiture pour rentrer dans la boutique. En me dirigeant vers l’entrée de la boutique, ma servante m’a appelé et m’a dit que mon enfant est en train de pleurer. Quand j’ai fini de faire mes achats, je suis ressortie de la boutique et j’ai emprunté une seconde fois la voie que j’ai prise pour aller acheter le lait de mon enfant. Sur la route de retour, j’ai de nouveau contourné la police , c’est en ce moment que les deux policiers m’ont capté et ils ont pris leur moto et se sont dirigés vers moi. Quand ils sont arrivés à coté de moi, ils m’ont dit de m’arrêter, mais je n’ai pas accepter puisque mon enfant pleurait. Lorsque j’ai refusé de m’arrêter , la police m’a poursuivi et moi aussi je fuyais. Ils m’ont poursuivi jusque je suis venu rentrer dans des six mètres avec ma voiture. Ils m’ont pourchassé jusqu’au niveau de la zone non lotie. Après cette course poursuite, j’ai vu deux jeunes qui étaient derrière la police lorsqu’elle me pourchassait. Quand j’ai vu ces deux jeunes derrière moi, ça ma tiqué et je me suis arrêté. Quand je me suis arrêtée, la police est venue avec leur Kalach et m’ont tenu en joue. Il y a un d’entre eux qui m’a dit de me mettre à genoux. Il m’a dit de mettre les mains sur la tête, j’ai obéi. Mais son collègue qui était avec lui a dit « non ». Et il m’a dit me lever et de rentrer dans le véhicule et de leur donner les papiers du véhicule. Je leur ai remis les papiers du véhicule, lorsque son collègue a pris les papiers, il a dit à son collègue que c’est bon et qu’ils n’ont qu’à partir. Ce dernier à rétorqué « non, ce n’est pas bon ». Il a dit à son collègue qu’il faut qu’il rentre dans le véhicule avec moi. Lorsqu’il est rentré dans le véhicule avec moi, il m’a dit de prendre la route. Je signale qu’au niveau de la banquette arrière de ma voiture, se trouvait le siège enfant dans lequel je mets mon bébé. Quand des gens ont vu que le policier est rentré avec moi dans le véhicule, ils étaient là, il y a d’autres qui ont ramassé des gros cailloux, d’autres ont pris des machettes, des gourdins. Ils ont commencé à dire que je suis une voleuse d’enfant. J’ai entendu dire que j’ai volé cinq enfants. Ils disaient que la police n’a qu’à me faire sortir de la voiture et eux, ils vont me tuer. « Les gens allaient me tuer et mon enfant de six mois allait être sans maman » Les policiers étaient même traumatisés, ils ont dit aux gens de se calmer. La foule qui m’en voulait était constituée de jeunes. Je ne sais vraiment pas ce qu’ils ont pris. On dirait de jeunes drogués. Ils ont enlevé leurs habits et ont commencé à nous suivre avec leur moto. Ils sont allés barrés la route avec des gros cailloux pour qu’on ne puisse pas passer. Ils disaient aux policiers de me faire sortir de la voiture et eux ils vont me tuer, prétextant que je suis une criminelle et voleuse d’enfant. Quand j’ai vu qu’ils ont barré la route, il n’y avait personne pour me défendre. Il ne restait qu’un policier avec moi dans la voiture, son collègue qui était sur une moto avait disparu. Lorsque j’ai vu qu’ils ont barré la voie, j’ai contourné pour prendre les six mètres. Ils nous pourchassaient seulement et criant que je suis une voleuse. C’est là que le policier qui était resté avec moi dans la voiture m’a dit de foncer à leur siège à Bogodogo. Nous avons alors pris la voie en toute vitesse avec les risques d’accident. La foule était toujours derrière moi, le policier qui à bord de ma voiture m’a dit de ne pas m’arrêter. J’ai accéléré, ceux qui me poursuivaient étaient toujours derrière nous. Ils ont lapidé ma voiture avec de gros cailloux et ont cassé la vitre. Ils m’ont également lapidé sur mon front et m’ont blessé, j’ai commencé à saigner. Ils ont blessé ma main aussi. J’ai continué à accélérer mais arrivés au feu tricolore sis niveau de la « station pétrofa » Ouaga 2000, il n’y avait plus d’issue, la route était bloquée, il y avait même un embouteillage à ce niveau. On ne pouvait plus continuer à rouler. C’est alors que ceux qui me poursuivait sont venus me faire sortir de force de la voiture et ont commencé à me frapper. Ils m’ont déshabillé et j’étais toute nu, et m’ont frappé et m’ont demandé où se trouve les enfants. Je leur ai dit que je n’ai pas volé d’enfant. Je leur ait dit que c’est la police qui me pourchassait parce que mon assurance est périmée. Ils ne m’ont pas écouté. Pendant ce temps, le policier qui était avec moi dans la voiture a fui également. Je suis restée seule avec cette foule. D’autres me frappaient, certains tiraient mes cheveux. Ils ont arraché tous mes cheveux. Ils m’ont blessé au visage et au dos. J’ai des blessures à ces endroits là. Comme ils m’ont blessé, il y a quelqu’un qui a appelé les pompiers. Lorsque ces derniers sont venus, ils ont eu du mal à m’extirper de la foule pour me soigner. Ils ont dû lutter avec la foule. Il y a un d’entre eux qui a réussi à me soulever pour aller me mettre dans leur véhicule de secours. La foule a commencé à taper le véhicule des pompiers et ils criaient que les pompiers n’ont qu’à me faire sortir et eux ils vont finir avec moi, sous prétexte que je suis une criminelle. Dans tout ce qui est arrivé, c’est la police que j’accuse parce que si les agents avaient dit aux gens de les laisser faire leur travail, tout ceci n’allait pas arriver. Je ne sais pas qui a fait passer l’information en disant que je suis une criminelle. Je suis venue pour rétablir les faits, pour dire ce qui s’est réellement passé. Je suis sortie acheter du lait pour mon bébé et on a failli me tuer cadeau. Désormais s’il y a quelque de ce genre, la population n’a qu’à faire très attention. Elle n’a qu’à chercher à comprendre les faits. Les gens allaient me tuer et mon enfant de six mois allait être sans maman. »

Au moment où nous terminions cet article, nous apprenons qu’elle a déposé une plainte au palais de justice. Contre qui ? Visiblement contre la police comme elle l’a affirmé dans son récit à moins d’avoir réçu des conseils des personnes réssources.




écrit par Adams Zongo
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