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L’état déplorable de la route Ouaga-Bobo et la question de la sécurité dans les trajets en car

De nombreuses routes du Burkina sont dans un état lamentable : étroites et truffées de nids de poule (trous), la circulation y est très risquée.

La route nationale N°1, qui relie Ouaga à Bobo constitue un axe essentiel à l’économie du Burkina Faso. Elle assure d’une part la liaison entre les deux principales villes du pays mais aussi celle de Ouagadougou avec Bamako et Abidjan.

L’état de cette route en particulier est donc extrêmement problématique et mérite que l’arbre à palabre de "Ouaga ça bouge" y consacre son nouveau débat.

Des travaux permanents et une route toujours chaotique

Cette route, longue de 355 km, a fait l’objet de travaux entre 1999 et 2003 afin d’en améliorer les conditions de sécurité. La chaussée a été remise à niveau et portée de 6 à 7 m avec élargissement des ouvrages. Ces travaux ont coûté plus 18 milliards de RCFA. En principe, tous ces travaux devraient assurer à la nationale n°1 un bon état pendant 15 ans. Mais à peine une année après sa remise à la circulation, cette route rencontrait déjà des dégradations non négligeables.

De nouveaux travaux ont donc débuté en septembre 2005 pour durée de deux ans. D’un coût de 44 071 421 448 Fcfa, les travaux ont cette fois été confiés à trois entreprises qui se sont constituées en un groupement, DTP terrassement, composé de l’entreprise SOGEA-SATOM et de la CSE. L’entreprise BCEOM est de son côté chargée du contrôle des travaux. La route a été financée par le Fonds européen de développement.

De très nombreux accidents mortels

Le journal le pays nous informe que "dans la période de janvier à février 2003, 26 accidents ont été constatés par la gendarmerie sur cet axe. Ces accidents ont provoqué la mort de 11 personnes et blessé 56 autres."

Depuis cette période, les annonces d’accidents sur cette route continuent :

"De nombreuses familles ont été endeuillées en cette fin d’année 2006 par des accidents de la circulation. Une dizaine de morts sur l’axe Bobo-Dioulasso-Ouagadougou."

"Trois (3) morts, trente (30) blessés ; tel est le bilan d’un accident de la circulation intervenu le samedi 17 juillet 2004 sur l’axe Ouaga-Bobo, dans l’arrondissement de Boulmiougou. Un car « SOGEBAF », après avoir arraché deux poteaux et deux arbres, a terminé sa course dans une maisonnette."

"Ce jour-là en effet, vers 22 h 30 mn, un des leurs a perdu la vie dans un accident horrible de la circulation sur la route de Ouagadougou à quelques mètres du poste de péage avant Yégueresso."

Les sociétés de car en question

Dans ce contexte, peut-on accepter la conduite de certains chauffeurs de car ? Alors que chacun connaît dans son entourage une ou plusieurs personnes ayant été accidentées sur la route nationale N°1, certains chauffeurs de car continuent à rouler à des allures suicidaires sans tenir compte de l’état désastreux de la route, ceci au mépris de la sécurité des voyageurs.

Les chauffeurs sont-ils pour autant en cause ? Ne sont-ils pas soumis à des obligations de respecter certaines horaires ? N’est-ce pas aux clients de prendre la situation en main et de signaler leur souhait de privilégier le fait d’arriver en vie plutôt que d’arriver tôt ?

Peut-on accepter que la plupart des compagnies continuent de promettre une durée de trajet inférieure à 6 heures alors que la route est dans l’état qu’on connaît ?

La Sogebaf, la STMB, la TCV et les autres : quelles sont les compagnies qui vous semblent les plus sérieuses au regard des questions de sécurité ?

Le débat est ouvert !

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