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Pour Mathias Nana K le travail du bronze à la cire perdue est une vieille tradition. Il précise que "Comme les Bobos ou les Dioulas qui vivent plus à l’ouest, nous les Mossis, nous en connaissons tous les secrets".
Mathias a apprit aux cotés de son père, enfant il aimait jouer avec la cire mais il était avant tout fasciné par le feu. Un jour, alors qu’il s’essayait a une sculpture, son père l’autorisa à couler une petite figurine, somme toute assez grossière, mais qui allait marquer une étape décisive dans sa nouvelle vie. Il devenait d’un coup un initié, un bronzier encore maladroit mais un véritable bronzier.
La valeur d’une pièce est fonction de sa taille, de son originalité et surtout de la finesse du travail. Il ne faut pas oublier aussi qu’il s’agit de pièces uniques puisque le moule est obligatoirement brisé lors du démoulage. Si aujourd’hui, les touristes de passage et les quelques galeries spécialisées sont les principaux acheteurs de sculptures, bijoux et autres objets en bronzes, les commandes émanaient autrefois des chefs traditionnels, en particulier de la cour.
