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Programme du CCF pour le mois de mars 2008

EXPOSITION

Hamado Kouraogo
Hamado Kouraogo a renouvelé l’art pluriséculaire des bronziers burkinabé. Ses oeuvres combinent en effet la technique traditionnelle « de la cire perdue » apprise de son maître Ali Nikiéma, à celle qu’il a lui-même développée en substituant des végétaux à la cire. Il en résulte des sculptures et des pièces de mobilier d’une finesse rare et d’une poésie singulière.

Exposition jusqu’au samedi 8 mars à la rotonde
Entrée libre


Livia Deville

« Ma pratique artistique est un travail à partir d’images trouvées que j’utilise selon différentes procédures : montage photographique, dessin ou peinture. L’image est un écran, une surface de projection d’éléments du réel hétérogènes mis en relation pour inventer une nouvelle forme ».

Durant trois semaines, l’artiste nantaise Livia Deville investit la rotonde. Espace de travail, espace d’exposition, le lieu prendra progressivement la forme d’une installation originale complétée par des oeuvres réalisées par les jeunes artistes du Hangar 11 au cours de la formation que l’artiste dispensera parallèlement du 12 au 29 mars.

Atelier-exposition du mercredi 12 mars au samedi 12 avril
Vernissage le samedi 29 mars à 18h30 à la rotonde
Entrée libre


Caricatures en fête - spécial Laongo
Avec l’appui du Ministère de la Culture, du Tourisme et de la Communication, d’Helvétas Burkina, et de l’UNICEF

L’Association des Jeunes artistes du Burkina (AJA) présente la deuxième édition de « Caricatures en fête ». Les jardins du CCF abriteront durant quinze jours les œuvres réalisées au cours de la résidence de création qui a réuni caricaturistes et sculpteurs à Laongo du 25 février au 5 mars 2008, ainsi qu’une partie des dessins publiés dans les organes de presse durant l’année 2007. Programme détaillé et informations complémentaires auprès de Hamidou Zoetaba (Le Journal du jeudi) au 78.83.84.69.

Du mercredi 5 mars au mercredi 19 mars dans les jardins du CCF
Entrée libre


DANSE

Deux soli

Ay, Pépito
Chorégraphie et interprétation : Xavier Lot
Coproduction Xavier Lot, ULAL DTO, Ville de Palaiseau, L’Echangeur – Scène conventionnée de Frère en Tardenois
Avec le soutien de : Conseil Général de l’Essonne, Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Ile de France (Ministère de la Culture et de la Communication) –Centre National de la Danse – Pantin Remerciements à la Ville de Château-Thierry

« Mon père ouvrier chez Belin (aujourd’hui LU) y a fabriqué des tuiles aux amandes en série pendant sept ans dans les années soixante ; moi, danseur et chorégraphe invité à danser et à filmer dans son ancien atelier de production, je reviens sur ses traces recréer le mouvement en lieu et place des machines à façonner, des fours, des pétrins, des balancelles et de ces hommes et de ces femmes qui faisaient vivre ces mécaniques. Expatrié pour vivre le mouvement ailleurs, pour partager le monde de l’art à travers d’autres univers et d’autres réalités, revenir à mes racines me paraissait très improbable. Quarante ans plus tard, je reviens dans la mémoire de ces hommes et de ces femmes, j’éprouve de nouveau les mouvements de la fabrication, les déplacements dans l’espace de travail, vide de ces machines. […] Je suis l’intrus qui transformera ces témoignages en une fiction corporelle, qui en éprouvera leur matière Ils seront mon monde inspirant, transposé en rythme, espace, immobilité. C’est sous des formes sensibles et non narratives que nous allons traverser, en compagnie de mon père et de quelques anciens ouvriers, les vestiges de la glorieuse époque des usines Belin qui ont bercé ma jeunesse ». Xavier Lot Xavier Lot

Welcome to Bienvenue
Chorégraphie : Xavier Lot
Interprétation : Bienvenue Bazié (Burkina Faso)

« Dans un solo bouleversant de sobriété, un chorégraphe français et un danseur burkinabè réinventent ce que peut être la rencontre, pleinement contemporaine, entre artistes affranchis des clichés. Lorsque Xavier Lot, chorégraphe parisien, se démène pour obtenir une autorisation de séjour pour Bienvenue Bazié, son interprète burkinabè, la seule question qui préoccupe l’administration est la date à laquelle cet invité prendra le chemin du retour. Sur scène, son immense tatouage rappelle donc les dates de péremption, dont on marque les purs produits de consommation. Xavier Lot est un artiste. Non un fonctionnaire des frontières. Ce qui l’intéresse, c’est ce qu’il peut faire dans une rencontre avec Bienvenue Bazié. Cet autre artiste est un danseur, élégant et fin issu de la scène contemporaine de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso… ».

Gérard Mayen, journaliste, critique de danse (Mouvement, Danser, Quant à la danse)


Plateau découverte

Sous la douche
Par la Compagnie Corp’Art
Direction artistique, conception, chorégraphie : Yvon Nana
Interprétation : Yvon Nana, Ahmed Soura, Christian Pambou Diatou, Zakaria Ouedraogo, Jules Mouanga

A l’instar de ce qui a d’ores et déjà été développé avec les cafés-concerts et les lectures découvertes, le Centre Culturel Georges Méliès lance ce mois-ci les « plateaux découvertes ». Laboratoires artistiques, ces nouveaux rendez-vous réguliers ont pour objectif de permettre à des compagnies de danse et de théâtre de montrer au public un aperçu de leur travail, création encore en gestation, ouvrage plus ou moins bien policé ou même version définitive. Le spectacle sera suivi d’un échange avec les spectateurs, qui permettra d’aborder des problématiques esthétiques et scénographiques. En mars, c’est la Compagnie Corp’Art qui interprétera une chorégraphie originale intitulée Sous la douche, fondée sur l’improvisation et le travail de la lumière, autour de la question : « comment prendre conscience des multiples possibilités d’un corps qui raconte et s’émeut ? ».

Vendredi 28 mars à 18h30 au Grand Méliès
Entrée libre


SPECTACLE

Marionnettes

Seuls, nous ne pouvons rien…
Par la compagnie Musafiri
Adaptation, mise en scène, décors : Malone Kiza N’Sélé
Marionnettistes : Malone Kiza N’Sélé, Abdouraman Traoré, Epiphane Tougma, Moumouni Ouédraogo
Durée du spectacle : 45 min

Le chien et le chat sont bons amis : ensemble ils passent des heures à danser et à rire ! Malheureusement, suite à un stupide incident, une violente dispute s’engage entre eux. Impossible de les réconcilier ! Ils vont alors demander à l’homme de les départager…

Jeudi 20 mars à 16h sous la paillote
Entrée libre


THEATRE

Le Palais des Vautours
Une création de la compagnie Wari Mumvuka
Texte et mise en scène : Faustin Kéoua Leturmy
Musique : Jules Mouanga
Avec : Paul Zoungrana, Soumaïla Zoungrana, Noëlle Ntsiessie

Au cœur d’une capitale africaine devenue cloaque urbain, Marcello, chef d’Etat au pouvoir depuis trente quatre ans, vit cloîtré dans le palais qu’il a fait construire et dont les sous-sols abritent la fortune qu’il a jalousement amassée sur le dos du peuple. Sur décision du conseil de famille, il va pourtant nommer sa cousine Lise au poste stratégique de Directrice de cabinet. Dès lors, le cours de l’histoire va basculer…

Vendredi 14 mars à 20h30 au Grand Méliès
Entrée libre


LECTURE

Lectures découvertes

Andrée Chedid
Avec Sidiki Yougbare, Boukary Tarnagda, Eudoxie

« Toi, qui que tu sois, je te suis bien plus proche qu’étranger », Andrée Chedid.

Née au Caire en 1920 de parents libanais, Andrée Chedid s’expatrie en 1946 à Paris, « ville fascinante », où elle s’adonne à l’écriture. Se construit depuis une œuvre patiente aux visages multiples : fastueuse et indéniablement sensuelle dans ses descriptions de l’Orient, intime lorsqu’elle aborde respectueusement les êtres, déchirée et âpre quand elle décrit la violence de la guerre civile au Liban. Romancière, nouvelliste, dramaturge et surtout poète, ses nombreux ouvrages en prose ou en vers lui ont valu d’importants prix littéraires, comme le Goncourt de la nouvelle, le Grand Prix de la Société des Gens de Lettres, le prix Louise Labé, le Prix Mallarmé.

Toute l’œuvre d’Andrée Chedid est une quête incessante d’une humanité oubliée. C’est au moins autant dans le processus de création que dans l’œuvre aboutie, que s’accomplit le sacerdoce qui est, à ses yeux, celui du poète, à savoir retrouver « jusqu’au tréfonds / de la terre et des hommes / l’unité dérobée de leur nom ».

Jeudi 13 mars à 19h30 au Petit Méliès
Entrée libre


CONCERT

Café concert

Nanan 2K
Chant lead : Nanan 2K, saxo : Donald, guitare : Zef, batterie : Alain, congass : Hamed, guitare basse : Bakary, clavier : James

Nanan 2K, chanteur d’origine ivoiro-éthiopienne, vous invite à explorer le « Bois sacré », territoire musical secret qui ne s’atteint que lorsque les musiciens (saxophoniste, joueur de conga, bassiste, et guitariste) sont en parfaite communion. Sa musique se caractérise par le mariage de la rigueur rythmique du reggae (les riddims) à l’esprit libertaire du jazz. A cette texture instrumentale, Nanan 2K superpose chants et déclamations de contes traditionnels dans sa langue natale : le baoulé. C’est à une expérience intérieure qu’il vous convie, un voyage mystique guidé par une musique affranchie, qui n’oublie pas pour autant la dette qu’elle doit notamment aux Rennais de Inity-I Sound System, collectif reggae avec lequel il a travaillé.

Samedi 1er mars à 19h30 à la cafétéria
Entrée libre


VENTE

Dépôt-vente de livres organisée par l’association le Français en partage. _ Dates et lieu précisés ultérieurement.


EVENEMENTS

Printemps des poètes, 10ème édition

Le Printemps des poètes fête ses dix ans. Dix ans d’engagement et de conviction au service d’une ambition : redonner à la poésie sa présence dans l’espace public et offrir à chacun la possibilité d’y accéder.

Le Centre Culturel Français et le CLANBUO (Club littéraire Nazi Boni de l’Université de Ouagadougou) se joignent aux milliers de personnes en France mais aussi dans 60 pays du monde qui portent la parole poétique, en proposant une restitution publique de l’atelier d’écriture de poésie qui se sera préalablement tenu au CCF le samedi 9 février 2008.

Vendredi 14 mars à 18h au Petit Méliès
Entrée libre


8 mars 2008 : Journée mondiale de la femme

THEATRE : Bintou

Par la Compagnie Les Merveilles du Burkina
Texte : Koffi Kwahule
Mise en scène : Patrice Kabore
Assistant à la mise en scène : Paul Zoungrana
Scénographie : Adama Pacode
Administration, technique son et lumière : Norbert Sawadogo
Musique : Tao
Avec : Adisa Nacoulma, Abdoul Aziz Zemo, Gerome Pafarnam, Moussa Ouedraogo, Noëlle N’Tsiessie, Norbert Sawadogo, Augusta Palenfo, Pauline Tapsoba, Alexandre Ouedraogo, Eudoxie, Marcelin Konkobo, Moctar Zorome, Youssouf Diallo, Valérie Kambire

Bintou, fleur sauvage poussée sur le béton d’une cité où les flics n’osent pas aller. Bintou, chef de gang, qui n’aime que trois choses au monde : sa bande « les Lycaons », son nombril autour duquel elle danse et son couteau offert par Manu, son petit ami. Bintou, « bonne à rien » comme dit sa mère, « bonne qu’à blasphémer » comme dit son oncle, Bintou « la dépravée » selon sa tante… Mais voici venir la famille, voici l’ombre de la dame au couteau, voici venue l’heure des grandes désillusions : Bintou a treize ans.

Soirée parrainée par Madame Benjamine Doamba, journaliste, Secrétaire générale de l’association professionnelle africaine de la communication.

Samedi 8 mars à 20h30 au Grand Méliès
Entrée libre


20 mars : Journée mondiale de la francophonie

SPECTACLE

Khanzaï / KPG
Par le groupe Alliance Zoodo et la Compagnie Koombi-Culture
Chanteur : Khanzaï
Conteur : KPG

Deux artistes se partagent la scène à l’occasion de la soirée d’ouverture de la journée mondiale de la francophonie. Au programme : un répertoire de chansons interprétées en français par Khanzaï et un florilège de contes du terroir moaga dits par KPG.

Khanzaï, ou Seydou Sana, est auteur, compositeur et interprète (guitariste, harmoniciste). Passionné de poésie, parolier d’exception, dès son premier album solo intitulé Saaga, il s’est affirmé comme une voix originale. KPG de son vrai nom Kientega Pingdéwindé Gérard, est issu de la caste des forgerons. Fils d’un orateur de masques, il a développé un art de la parole qui l’a amené à travailler avec les compagnies et metteurs en scène les plus prestigieux. Les contes présentés au CCF font partie d’un spectacle qui a connu un franc succès dans plusieurs festivals en Afrique et en Europe.

Jeudi 20 mars à 20h30 au Grand Méliès
Places gratuites à retirer au CCF à partir du mardi 18 mars


CONCERTS

Yeleen / Kantala
Batterie : Marcel Balbone, guitare basse : Samuel Zabsonre, guitare solo : Wend Laviim Zabsonre, clavier : Adama Koanda, kora : Kantala, chant : Kantala, Mawndoe, et Smarty.

Lors d’un récital hommage à Senghor en 2006 au CCF de Bobo Dioulasso, Kantala et Yeleen s’étaient rencontrés une première fois. A l’issue de ce concert, il était écrit qu’ils ne pourraient en rester là. Le dialogue reprit en 2007 durant le festival Scènes d’Afrique au Futuroscope de Poitiers (France). Entre le suave joueur de kora et les amers porte-parole de la rue, la complicité fut totale, le public conquis. Depuis ce spectacle, ils ont été sollicités pour une résidence d’artistes qui se tiendra en France en avril 2008. Malgré ces succés français, les Yeleen/Kantala ont gardé la tête froide et sont restés fidèles au public qui les a fait, au public burkinabè. Aussi, dans le cadre de la Journée mondiale de la francophonie, nous feront-ils l’honneur d’un concert préparatoire à cette résidence.

Yeleen : l’engouement de la jeunesse du Burkina pour Mawndoe et Smarty, est sans égal. 20 000 personnes sont venus les écouter en 2003 au stade de Ouagadougou. Pour autant, les Yeleen n’ont pas sacrifié leur intégrité et sont toujours aussi engagés, enragés et lucides. En bambara, Yeleen signifie « lumière » : plus qu’un nom de groupe, une éthique. Kantala : auteur, compositeur, interprète, Kantala (« ce qui est bon » en Sénoufo) est un joueur de kora unanimement respecté. Inventeur du Tafjani, une musique inspirée du patrimoine Sénoufo et colorée d’accents blues et jazz, il se produit régulièrement en concert au Burkina et en France. Metteur en son d’ambiances intimistes et méditatives, il a composé de nombreuses musiques de film.

Vendredi 21 mars à 20h30 au Grand Méliès
Places gratuites à retirer au CCF à partir du mardi 18 mars


Duo Piazzola (Isabelle Héroux & Patrick Healey)
En partenariat avec l’Ambassade du Canada au Burkina Faso « Tout comme le français, la musique est un langage qui transcende les frontières des pays, des styles, des époques et qui porte en elle la richesse des rencontres entre les cultures. Composées dans des pays de la francophonie, les musiques de ce concert nous font voyager du Nord au Sud et d’Est en Ouest. Au programme Tango passionné, Choro enjoué, valse enlevante, prélude émouvant et bien d’autres avec des œuvres des canadiens Patrick Roux et Claude Gagnon, des français Georges Bizet, Michel Kirsner et Jacques Ibert. »

Isabelle Héroux : La guitariste canadienne Isabelle Héroux, Premier Prix de guitare du Conservatoire de Musique de Montréal, interprète un répertoire des plus éclectiques : des maîtres espagnols de la guitare classique aux musiques de film écrites par Georges Delerue en passant par les tangos d’Astor Piazzola. Elle dispense des cours de guitare et de pédagogie instrumentale au sein des Universités de Sherbrooke et de Laval (Canada). Elle a également participé à plusieurs jurys de concours internationaux et a donné de nombreuses Classes de maître. Patrick Healey : Docteur en piccolo, Patrick Healey joue avec l’Orchestre du Centre National d’Ottawa depuis 2002. Il a été deuxième flûte et piccolo de l’Orchestre Symphonique de Québec et joue régulièrement au sein de l’Orchestre Symphonique de Montréal et de l’Orchestre Métropolitain du Grand Montréal. Premier Prix du Conservatoire de musique de Montréal, Patrick Healey est lauréat du 48ème Concours international de musique « Printemps de Prague », et du Festival National de Musique du Canada. Il a également enregistré pour la Société Radio Canada et donne un récital diffusé sur Bravo, la chaîne culturelle de la télévision canadienne.

Samedi 22 mars à 20h30 au Petit Méliès
Places gratuites à retirer au CCF à partir du mardi 18 mars


PROJECTIONS

La Puce à l’oreille
De François Caillat et Michaël Gaumnitz
France, 1993, 30 min
« Tirer son épingle du jeu », « ménager la chèvre et le chou », « avoir maille à partir »…, autant d’expressions que tout le monde emploie sans en connaître la signification exacte. La Puce à l’oreille est une suite de séquences de trois minutes adaptées du livre de Claude Duneton où le comédien Daniel Martin raconte les origines de trente expressions populaires.

Jeudi 20 mars à 10h au Petit Méliès


Un Mali d’écrivains
De Patrick Cazals
2001, 26 min
Comment, dans un pays africain qui tente de vivre démocratiquement, une création littéraire de qualité parvient-elle à exister ? Les écrivains maliens doivent-ils être d’abord reconnus sur le plan international pour s’imposer sur le continent africain ? L’édition en langue française est-elle aujourd’hui suffisante ? Ce film tente de dresser le bilan de la vie littéraire au Mali.

Samedi 22 mars à 15h au Petit Méliès


Le Club des lecteurs du CCF Georges Méliès s’associe à la Journée Mondiale de la francophonie avec une série d’animations entre le jeudi 20 et le samedi 22 mars. Le programme détaillé sera disponible ultérieurement au CCF.


CINEMA

Safrana ou Le Droit à la parole
De Sidney Sokhona
Avec Denis Parichon, John Ousseini, Bouba Touré
Mauritanie, 1983, 2h

Quatre Africains, avant de regagner leur pays d’origine, vont effectuer en province un stage agricole. Au contact des paysans, ils vont évoquer les dures années passées à Paris.

Mercredi 5 mars à 20h au Petit Méliès


Soirée Ababacar Samb Makharam (1934-1987)
Né le 21 octobre 1934 à Dakar, Ababacar Samb Makharam entre au Conservatoire d’art dramatique de Paris en 1955 avant de se rendre en Italie en 1958, au Centro sperimentale di cinematografia, la grande école de cinéma romaine. De retour au Sénégal en 1964, il travaille simultanément à la radio, à la télévision, tout en poursuivant sa carrière de réalisateur. Il s’investit dans la promotion et la défense des cinémas africains et sera le Secrétaire général de Fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI) de 1972 à 1976, avant de s’éteindre le 7 octobre 1987.

Et la neige n’était plus…
De Ababacar Samb Makharam
Avec Thomas Coulibaly, Ndeye Diarra, Merry Sane, Fatoumata Sankon, Modou Sene et la voix de Toto Bissainthe
Sénégal, 1965, 22 min

Un jeune boursier sénégalais revient de France. Qu’a-t-il appris ? Qu’a-t-il oublié ? Quelle voie va-t-il choisir au contact des nouvelles réalités africaines ?

Jom ou l’histoire d’un peuple
De Ababacar Samb Makharam
Avec Oumar Seck, Oumar Gueye, Amadou Lamine Camara Sénégal, 1981, 1h16

Le Jom, c’est l’origine de toutes les vertus, la dignité, le courage, une certaine beauté du geste, la fidélité à l’engagement, le respect d’autrui et de soi-même. Khaly le griot, incarnation de la mémoire africaine, traverse les époques pour pour témoigner de la résistance à l’oppression : celle qui oppose le colonisateur au peuple asservi, le maître au domestique, le patron d’usine aux ouvriers.

Vendredi 7 mars à 20h au Petit Méliès


Bernie

De Albert Dupontel
Avec Albert Dupontel, Roland Blanche, Roland Bertin
France, 1996, 1h27
Quand il quitte l’orphelinat, Bernie Noël est âgé de trente ans. Il n’a qu’un seul but : connaître ses origines. Commence alors un parcours semé d’embûches pour ce garçon névrosé et déconnecté du monde réel… Un film complètement déjanté que beaucoup de cinéphiles considèrent comme culte. Attention, certaines scènes peuvent choquer.

Interdit aux moins de 12 ans
Projection en 35mm
Mardi 11 mars à 20h au Grand Méliès


Ma vie sans moi
De Isabel Coixet
Avec Amanda Plummer, Sarah Polley, Scott Speedman, Leonor Watling
Musique : Alfonso Villalonga
Espagne, 2003, 1h40

D’après le livre de Nanci Icincaid intitulé Pretending the bed is a raft. Anne a 23 ans, deux petites filles, un mari au chômage et un boulot sans intérêt. Un bilan de santé va changer radicalement cette morne existence. Elle dresse la liste de ses priorités, de ses envies, de ses rêves. Maintenant, elle va prendre sa vie en main... Sobre et délicate, une ode magnifique à la vie, où la sensibilité le dispute à la finesse… A ne pas rater.

Samedi 29 mars à 20h au Grand Méliès


Cycle Rithy Panh

Rescapé des terribles camps de la mort des Khmers Rouges alors qu’il n’avait que 15 ans, Rithy Panh intègre l’Institut des Hautes Etudes Cinématographiques (IDHEC) dans les années 80, et signe son premier documentaire, Site II, en 1989. Remarqué dans de nombreux festivals, Rithy Panh n’aura dès lors de cesse de montrer la tragédie de son pays à travers de nombreux documentaires

Sites II
Un documentaire de Rithy Panh
Cambodge, 1989, 1h31

Le retour du réalisateur sur les traces de son exil en Thaïlande, plus de dix ans après le génocide khmer. Grand Prix du meilleur documentaire de la Scam

Jeudi 6 mars à 20h au Petit Méliès

Les gens de la rizière
De Rithy Panh
Avec Peng Panh, Mom Soth, Chhim Naline
Cambodge, 1992, 2h05

L’histoire d’une famille de paysans dont la vie est rythmée par la culture du riz. C’est une oeuvre magnifique que dépose Rithy Panh sur l’eau sombre de cette rizière cambodgienne. On file lentement et sans jamais s’impatienter sur le cours de l’existence de ces gens dont la vie tient à un fil unique, fragile et obsédant, celui du riz…

Mercredi 12 mars à 20h au Grand Méliès

Bophana, une tragédie cambodgienne
Un documentaire de Rithy Panh
Cambodge, 1996. 1h
Le récit du destin tragique et vrai d’un jeune couple d’intellectuels, Bophana et son mari, qui furent incarcérés et exécutés au centre de détention S21 en 1976. Mention spéciale du jury au Festival Vu d’Afrique de Montréal
Mardi 18 mars à 20h au Petit Méliès

La terre des âmes errantes
Un documentaire de Rithy Panh
Cambodge, 1999, 1h40
Survivantes d’un génocide, des familles cambodgiennes creusent des tranchées au milieu des mines anti-personnelles pour faire passer un réseau de fibre optique d’Est en Ouest. De la frontière thaïlandaise à la frontière vietnamienne, ces individus vont traverser le pays mais aussi leur histoire. Prix spécial TV5 du meilleur documentaire au Festival international du film francophone de Namur 2000, Grand Prix du Cinéma du Réel 2000, Prix Robert et Frances Flaherty au Festival international du documentaire de Yamagata 2001
Mercredi 19 mars à 20h au Petit Méliès

S21 : La machine de mort khmère rouge
Un documentaire de Rithy Panh
Cambodge, 2004, 1h41
Ce documentaire revient sur la politique d’élimination systématique orchestrée par les Khmers rouges, au Cambodge, entre 1975 et 1979, et plus particulièrement sur le S21, principal "bureau de la sécurité" du régime, où 17 000 prisonniers ont été torturés et exécutés. Prix Arte au Prix du cinéma européen 2003, Plaque d’or du meilleur documentaire au Festival international du film de Chicago 2003, Primer Premio au Festival international du film de Valladolid 2003, Prix Albert Londres 2004…
Mercredi 26 mars à 20h au Grand Méliès

Le papier ne peut pas envelopper la braise
Un documentaire de Rithy Panh
Cambodge, 2007, 1h30
Le film se situe au plus proche de la vie, donc de la mort spirituelle d’une prostituée. L’ultime déchéance sociale se solde par l’irréparable injustice d’un processus irréversible : la destruction d’un corps. FIPA d’Or 2007 du Festival International des Programmes Audiovisuels, dans la catégorie documentaires de création & essais.
Jeudi 27 mars à 20h au Petit Méliès


Ciné Ziri Ziri
U
Film d’animation de Serge Elissalde
Avec Vahina Giocante, Isild Besco, Marie-Christine Orry. _ France, 2006, 1h15
Une licorne prénommée U vient au secours de Mona, une petite fille désespérée par la cruauté de ses parents adoptifs. Un jour débarquent parmi tout ce petit monde imaginaire une famille de bruyants et loufoques musiciens et, parmi eux, le charmeur Kulka... Projection en 35mm. Pour les enfants et les plus grands, à partir de 6 ans
Samedi 15 mars à 20h au Grand Méliès


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