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Rougeole Rougeole

On la croit bénigne. Pourtant, la rougeole représente un danger majeur, surtout chez les enfants de moins de cinq ans. Aujourd’hui, la mortalité liée à cette maladie a fortement diminué, il y a eu plus de 164 000 décès en 2008, soit près de 450 décès par jour, alors qu’il y en avait encore 733 000 en 2000 ou 2,5 millions en 1980.

La stratégie poursuivie pour faire diminuer la mortalité liée à la rougeole s’appuie sur l’objectif de vacciner le maximum d’enfants, en recommandant deux doses (deux injections) au lieu d’une. Un vaccin peu coûteux (moins de 0,30 euros) existe depuis 30 ans. Il est efficace pour environ 85% des enfants vaccinés et protège pour plusieurs dizaines d’année. Plus il y a d’enfants vaccinés, plus cela limite la circulation du virus et par conséquent les risques pour la population non protégée, dont les plus âgés.

Est-ce que la rougeole est contagieuse ?

La rougeole, maladie virale, se propage par les gouttelettes infectées émises par les éternuements, la toux, par contact direct avec les sécrétions nasales ou oropharyngées des personnes infectées et par le contact avec les objets contaminés. La rougeole touche en premier lieu les enfants et provoque de la fièvre et des éruptions cutanées. Les risques de complications sont importants : infections de l’oreille, pneumonies, diarrhées, malnutrition ou encéphalite (inflammation du cerveau). Ces complications peuvent entraîner des convulsions, une cécité, des retards mentaux et même la mort.

Bien que les décès déclarés soient souvent inférieurs à 1 ou 2% des cas, des enquêtes réalisées entre 2003 et 2005 ont montré que 2,8 à 7% des malades décèdent. Cette proportion peut être encore plus importante dans les situations où existe un très faible accès aux soins. En l’absence de traitement et dans certains environnements précaires, la rougeole peut provoquer la mort de 5 à 20% des malades. Et ceux qui ont pu être soignés restent exposés à un fort risque de mortalité pendant les douze mois suivant la maladie. En revanche, une personne qui a eu la rougeole n’est plus à risque, la maladie donne une protection à vie.

Quelles sont les moyens de prévention ?

Les épidémies restent fréquentes dans de nombreux pays. La couverture vaccinale (proportion d’enfants vaccinés sur l’ensemble de la classe d’âge qui devrait l’être) doit être très élevée et maintenue à ce niveau pour limiter le nombre de cas et décès et contrôler la survenue d’épidémies.

L’efficacité du vaccin est d’environ 85% : sur 100 enfants vaccinés, 15 seront non-répondants, donc non protégés. Si ces non-répondants ne reçoivent pas une seconde dose et que, de plus, une partie des enfants n’ont pas été vaccinés, un groupe de plus en plus large se constitue au fil des ans et devient suffisamment important pour qu’une épidémie se déclenche.

En moyenne, une couverture vaccinale de 80% va se traduire par des cas et des décès occasionnels et des risques d’épidémies espacés tous les cinq ans ou plus. A 60%, les cas et les décès sont plus importants, les épidémies reviennent fréquemment, tous les trois ans environ.

Comment traite-on la rougeole ?

Il n’existe pas de traitement contre le virus de la rougeole. Pour soigner les malades, il faut prendre en charge leurs symptômes et prévenir les complications. Le traitement est simple et repose sur le paracétamol, les antibiotiques, les pommades ophtalmiques et la vitamine A pour prévenir les complications oculaires. Un support nutritionnel peut être nécessaire, car la rougeole est un facteur de risque grave de malnutrition.

Le meilleur moyen de diminuer la mortalité liée à la rougeole reste de renforcer la prévention. La stratégie actuelle recommande deux doses (deux injections) au lieu d’une pour rattraper celui qui n’a pas eu la vaccination de routine et aussi rattraper les non-répondants (efficacité du vaccin de 85%).




écrit par emmanuel
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