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Sida Sida

Avec près de 40 millions de personnes séropositives estimées dans le monde, le VIH/ sida continue de faire des ravages, particulièrement dans les pays d’Afrique subsaharienne qui concentrent une très large majorité de décès et des nouvelles infections.

Si ces dernières années la réponse internationale a nettement évolué pour permettre la prise en charge des malades, les traitements sont encore loin d’être disponibles pour l’ensemble des malades qui en ont besoin.

Le VIH ou virus de l’immunodéficience humaine appartient à la famille des rétrovirus.

Deux types de VIH (VIH 1 et VIH2) ont été isolés chez l’homme. Le VIH1 reste le plus répandu à l’échelle mondiale.

Le VIH s’attaque à nos défenses progressivement en infectant massivement le système immunitaire qu’il finit par détruire. La caractéristique de cette infection c’est qu’elle évolue de façon progressive : il peut s’écouler plusieurs années avant que la maladie ne se déclare.

Quatre stades cliniques de l’infection VIH ont été définis par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) étant le dernier stade de l’infection. Aujourd’hui, on peut traiter le sida par une combinaison de trois antirétroviraux (on parle de tri-thérapie).

Comment évolue le VIH ?

Le VIH se transmet via le sang et les fluides corporels – généralement sur une période de trois à dix ans – causant le syndrome d’immunodéficience acquise, ou sida.

Dans un premier temps, le virus pénètre dans la cellule et infecte les lymphocytes CD4 entraînant leur destruction accélérée. Le système immunitaire est affaiblit graduellement.

Ensuite, l’évolution de l’infection entraînant l’affaiblissement du système immunitaire, plusieurs infections opportunistes (appelées ainsi parce qu’elles profitent de l’incapacité progressive de l’organisme à se défendre) peuvent se développer. Certaines peuvent être traitées, mais d’autres, telle la tuberculose, sont mortelles.

Aux premiers stades de l’infection, le sujet ne présente pas de symptômes.

Les modes de transmission du VIH :
- La transmission sexuelle reste la plus fréquente. De plus, le risque de transmission sexuelle est d’autant plus important que le partenaire est à un stade évolué de la maladie.
- La transmission sanguine peut s’effectuer chez les utilisateurs de drogues intraveineuses (partage et réutilisation de seringues contaminées). Elle peut également survenir lors de transfusions ou de piqûre accidentelle (chez le personnel médical).
- La transmission de la mère à l’enfant. Elle peut s’effectuer au cours de la grossesse et/ou au cours de l’accouchement et au cours de l’allaitement maternel.

Diagnostic :

Le diagnostic de l’infection VIH est fondé sur la détection des anticorps anti-VIH dans le sérum. Cette approche diagnostique est considérée dans la plupart des cas comme la plus appropriée.

Le virus est-il toujours aussi dangereux ?

Avec près de 40 millions de personnes séropositives estimées dans le monde, le VIH/sida continue de faire des ravages, particulièrement dans les pays d’Afrique subsaharienne qui concentrent une très large majorité de décès et des nouvelles infections.

Si ces dernières années la réponse internationale a nettement évolué afin de permettre la prise en charge des malades, les traitements sont encore loin d’être disponibles pour l’ensemble des malades qui en ont besoin.

Chaque jour, le VIH infecte plus de 6 800 personnes dans le monde et plus de 5 700 personnes meurent du sida, essentiellement parce qu’elles n’ont pas un accès correct aux services de prévention et de traitement de l’infection VIH.

En 2007, l’Onusida estime à 2,1 millions le nombre de décès dus au sida dans le monde.

Qu’en est-il des traitements ?

Aujourd’hui, on ne guérit pas du sida mais, grâce aux traitements anti-rétroviraux actuels, il est possible de stabiliser la maladie. Les antirétroviraux, des associations de médicaments, aident à combattre le virus et permettent de vivre plus longtemps en meilleure santé.

A un certain stade de la maladie, lorsque les CD4 diminuent sensiblement et que la charge virale augmente, l’équipe médicale propose au patient séropositif un traitement antirétroviral. Composé de 3 médicaments, on parle alors de tri-thérapies.

Néanmoins, de nombreux progrès ont été accomplis afin de simplifier le nombre et la fréquence des prises quotidiennes. Depuis peu, leur présentation sous la forme de cachets uniques facilite le respect du traitement.

Existe-il un lien entre le Sida et tuberculose ?

Dans un grand nombre de pays, traiter le sida et la tuberculose représente un vrai défi pour nos équipes. Les patients infectés par le virus du VIH/sida ont en effet 10 fois plus de risques de développer une tuberculose que les personnes séronégatives, principalement parce que leur système immunitaire est affaibli.

Le traitement conjoint de la tuberculose et du sida est difficile. Il faut faire attention aux interactions médicamenteuses, les effets secondaires sont amplifiés, la mortalité et la morbidité sont plus importantes que pour chacun des traitements pris séparément.




écrit par emmanuel
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