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Après le « sympo-granit 89 », qui a débuté le 13 janvier 1989 à Laongo, village situé à 32 km au nord-est de Ouagadougou dans la province d’Oubritenga, le site de granit, au fil des éditions, est devenu en quelques années un espace touristique au regard des diversités et des belles œuvres d’art, portant la griffe de sculpteurs burkinabè et étrangers qu’on peut y découvrir. En prélude au 8e Symposium qui se tiendra cette année du 4 février au 4 mars, le comité d’organisation, présidé par Désiré Enoch Conombo, a pris le pouls du site le vendredi 21 décembre 2007.
Le site du symposium est situé à environ six kilomètres au nord de Boudtenga et à un kilomètre du village de Laongo, dans la province d’Oubritenga. On y accède facilement par deux itinéraires différents qui permettent ainsi un petit circuit touristique : par la route Ouagadougou-Koupéla jusqu’à Boudtenga (32 km de Ouagadougou), puis par une route en terre de six kilomètres ; ou par la route Ouagadougou- Kaya jusqu’à Ziniaré où l’on tourne à droite, au niveau de la station-service, avant d’emprunter une route en terre de onze kilomètres. Le vendredi 21 décembre 2007, c’est un espace envahi par les herbes, avec des possibilités que la zone soit infestée de serpents. Ce qui a fait dire, d’emblée, au président du comité (installé le 14 décembre 2007) qu’il fallait au plus vite régler ce problème. En présence de la marraine de cette édition, Alimata Salembéré, les organisateurs ont passé en revue toutes les infrastructures du site, de même que les œuvres des artistes sculpteurs.
Il ressort, au terme de cette visite, ou plus exactement cette séance de travail, que des interventions importantes et diligentes doivent être opérées sur cet espace qui présente un mauvais visage : bungalows en piteux état, avec des termitières poussant même dans les douches, forage en panne, éclairage laissant à désirer dans certains bâtiments, sans oublier le manque d’entretien des infrastructures car très poussiéreuses. Tout en prenant note, le comité d’organisation a également constaté que la mobilisation des artistes sculpteurs était difficile ; car, en sus du cachet d’un million que d’aucuns jugent insuffisant, il se trouve qui exigent même l’exclusion d’un des membres du comité d’organisation pour incompatibilité d’humeurs.
Raison pour laquelle la marraine a souhaité que l’union soit faite autour du comité national d’organisation (CNO), afin que la manifestation, qui a pris des galons après presque vingt ans d’existence, connaisse un franc succès. Les membres du CNO, accompagnés d’Alimata Salembéré ont, par la suite, visité les nombreuses œuvres de belle facture réalisées au fil des ans par des sculpteurs du monde entier et disséminées dans la nature. Une grande richesse au regard de ces quelques images que nous vous proposons.
Tantôt anthropomorphes, tantôt zoomorphes, figuratives ou abstraites, mais toujours dans le respect de la nature sauvage qui les héberge, les sculptures donnent à ce site son caractère original.
Source : L’Observateur Dimanche